VELOCIO le 1er mai 2016

1 mai 2016 - 21:34

Il faisait un temps à ne pas mettre un vendeur de muguet dehors, rafales de vent à plus de 100 km/h. et température à un seul chiffre. L’hiver, inexistant cette année, semblait nous envoyer un message de souvenir. Et c’était bien de souvenir dont il était question en ce dimanche matin, au col de la Pierre Plantée au-dessus de Lamalou-les-Bains, sur la route de l’Espinouse.

De mémoire de cyclotouriste, en l’occurrence celle de près de cinquante ans de pratique pour celui qui écrit, cette concentration a toujours eu lieu le 1er Mai. Bel exemple de fidélité de la section cyclotouriste de l’Association Sportive des Cheminots de Béziers qui perpétue ce rassemblement auprès de la stèle érigée au sommet de ce col en hommage à Paul de Vivié, alias Vélocio. Les purs, les vrais, les durs y viennent en pèlerinage, ils ont plaisir à s’arrêter, se retrouver autour d’un café bien chaud. C’est l’occasion pour la plupart de se rappeler le temps d’avant. Les vélos ont changé bien sûr, mais l’esprit demeure.

Et puis il y a les autres qui ne font que circuler, parce que le circuit du dimanche matin passe par là. Certains s’arrêtent, parce qu’il y a un ravitaillement.

À leur décharge on peut regretter que la stèle de Vélocio soit cachée par un bouquet de genêts. Il suffirait de presque rien, juste un arrêt, mettre pied à terre, écouter le vent fou qui dévale de l’Espinouse et fait ployer les arbres. Peut être vaut-il mieux être seul pour faire ce premier pas (Brassens l’a chanté, « le pluriel de vaut rien à l’homme et sitôt qu’on / est plus de quatre on est une bande de .. »). Alors, l’idée viendra d’elle-même: ce plaisir de pouvoir pratiquer cette activité au plus près de la nature, le bonheur sur deux roues, c’est une chance pour nous. Et la chance, elle se gagne ou elle nous échoit parce que d’autres avant nous l’ont façonnée.

Combien de nos jours, sur leur vélo haute technologie, savent que voilà 130 ans un homme jetait les bases et inventait ce cyclotourisme toujours vivant, pionnier dans bien des domaines, de la technique (le dérailleur c’est lui), de la philosophie (les fameux commandements du cyclotouriste), de la façon d’aborder le vélo (les premiers voyages, les diagonales), de l’information (la revue le Cycliste qui a perduré près d’un siècle, c’est encore lui) et peut être le message le plus important, l’amitié, la fidélité, la convivialité entre cyclotouristes.

Parmi les discours traditionnels, c’est tout cela qui fut célébré et souligné conjointement par le club de l’ASCB auquel s’était associé cette année le CoDep de l’Hérault qui tenait à remercier et à encourager cette manifestation à laquelle on souhaite de continuer contre vents et modernité. Un proverbe dit « il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va ». Ce matin-là, la réponse était au col de Pierre Plantée par le souvenir de Vélocio.

Remerciements au Club organisateur l'ASCB des cheminots pour organiser cet évènement depuis 1952…

Au nom du représentant de la FFCT pour notre département, je suis heureux de prendre un peu d’altitude ici au col de la Pierre Plantée pour faire une pause dans cette période où tout s’accélère dans nos vies, où des besoins toujours nouveaux nous accaparent, où des sollicitations toujours plus pressantes nous assaillent. Ainsi nos vies sensées gagner en qualité deviennent un tourbillon qui va s’accélérant. Parlant de vitesse, je ne parle pas des moyennes qu’affichent nos compteurs multifonctions, disons que c’est un effet de l’avancée technologique, à moins que ce soit notre esprit qui s’emballe lui aussi pour atteindre un but. Mais lequel ?

 Alors ici, je voudrais prendre le temps, le temps d’écouter le silence sur la route de l’Espinouse, le temps de la réflexion plus sûrement. Devant la stèle de Vélocio, il me revient une citation « celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va ». Et bien nous sommes tous des descendants de cet homme, Paul de Vivie dit “Vélocio”, surnommé l’apôtre du cyclotourisme.

 Né en 1853 à Pernes les Fontaines, il s’établit à Lyon puis à St Etienne où il organisa la première course en 1882. Cette même année, il fonda la manufacture Stéphanoise de cycles. Industriel, c’est lui qui a inventé ou amélioré une technologie naissante avec surtout l’usage du premier dérailleur. L’année suivante, en 1883, il créa la revue le cycliste disparue en 1973 après presque un siècle de parution.

 Dès 1900 il entreprenait des voyages à bicyclette pour rallier sa Provence natale, de là est née notre concentration nationale de Pâques en Provence. C’était un passionné de la « petite reine » en tant que loisir. C’est lui qui a inventé le nom de « cyclotourisme ». Il a eu une inlassable activité pour promouvoir cette pratique qu’il aimait passionnément, notamment par des articles dans la revue qu’il avait créée. Amateur de grandes randonnées, il fut à l’origine des « Diagonales de France » et il fut aussi l’initiateur des grandes rencontres amicales comme « Pâques en Provence » et par incitation celle qui nous réunit aujourd’hui.

 Il est à noter que l’exemple de Vélocio devrait être expliqué à chaque adhérent de notre fédération, et surtout aux nouveaux, je veux dire en cela que son parcours a été logique, d’une jeunesse, où on retrouve le mot course, à une suite faite de raison, de sagesse et de balades au long cours, très certainement physiques, mais adaptées, et de tourisme. Les deux parties de notre activité ainsi réunies pour le plus grand bien de notre corps et de notre esprit.

 A travers la mémoire de Vélocio, c’est aussi celle du club de l’Association des Cheminots Biterrois que je me dois de saluer à travers son président, en pensant aux anciens, Cuiniasse, Decup et tous ceux qui dans le passé ont su transmettre, grâce à cette concentration.

L’esprit sportif, amical de notre activité vélo loisir, tous ces mouvements de convivialité qui se conjuguent avec lui doivent nous rappeler que le sport est avant tout un moyen de se réunir dans la paix afin d'oublier les difficultés du temps présent et de vivre ensemble une passion saine et joyeuse.

A cette occasion, le Club organisateur s'est vu remettre par le président du Comité départemental de la FFCT la médaille du CODEP34 ainsi qu'un chèque de 100 €uros.

Cette journée s'est terminée par un repas pris en commun entre les clubs des cheminots et de Sérignan auquel avaient été convié le Président du CODEP34, le Vice-Président et la représentante des féminines.

 

René Baldellon

Responsable de l'animation du CODP34

 

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