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Transversale Hérault --> Claret - Sabo 18 et 19 octobre 2016

27 octobre 2016 - 18:58

Au mois de mai dernier, ayant participé à une première transversale Agde-Le Caylar avec le CC Vias, on s‘était quitté en se promettant de remettre ça dès que possible. Ainsi, le CC Vias me sollicitait pour renouveler l’expérience à l’automne, pour une nouvelle transversale. Ces transversales au nombre de 6, varient de 170km à 300km. Le temps imparti ne dépassant pas les 24h pouvait rebuter certains. Afin d’attirer des candidats sur ces épreuves, on a aménagé le règlement en ouvrant une formule tourisme permettant d’effectuer les trois plus longues sur 36h (soit deux jours en réalité). De plus, on a offert la possibilité de démarrer la transversale de n’importe quel point du parcours, l’essentiel étant de relier les deux points extrêmes du parcours et de couvrir la distance aller et retour. Donc, pour cette transversale Claret-Sabo longue de 280km, le point de départ avait été fixé à Clermont-l’Hérault avec un premier trajet partant à l’ouest du département jusqu’à Sabo et retour à Clermont-l’Hérault et le lendemain, on reprenait le circuit au même endroit pour aller visiter l’est du département jusqu’à Claret avant de finir la boucle à Clermont-l’Hérault. Un itinéraire en forme de 8 couché dont Clermont est le centre. Au total 175km + 138km soit 313km.
 
Ce 18 octobre, nous sommes 11 au départ, soit 4 de Magalas, 2 de Paulhan, 4 de Vias et 1 de Pézenas. Sur ces 11 partants seuls 8 seront homologués car suite aux caprices de la météo, la date prévue pour le départ ayant changé deux fois, certains ont pris des engagements ailleurs et ne peuvent être présents que sur un jour. À 8h précises, après avoir tamponné la case départ de la feuille de route, on démarre devant la gare de Clermont, direction Bédarieux. Fraîcheur matinale et circulation assez continue. C’est l’heure de pointe pour se rendre au travail. En file indienne, on avance et passée Villeneuvette, on attaque une première montée, bienvenue on va dire, parce qu’on est frais à tous les sens du terme, pas fatigués et pas encore réchauffés. On évolue à l’ombre du Pic de Vissou mais le soleil nous cueille à l’arrivée sur le plateau. Il ne nous quittera plus de la journée. Descente rapide sur Bédarieux, voie rapide d’évitement de la ville et aux Aires on retrouve une petite route toujours bien roulante mais bien plus tranquille. Si bien que nous sommes à une moyenne Audax de 22,5km/h. Nous longeons l’Orb, avec, sur cette rive, quelques jardins et vergers. Au Poujol-sur-Orb, on change de bord. Rive droite jusqu’à Tarassac, on descend la vallée du fleuve. Les petits villages défilent, jolis sous le soleil, d’autant que la nature autour se pare des couleurs d’automne. Maintenant c’est le Jaur qui nous accompagne sur notre gauche. Entrée sur la commune d’Olargues en passant sous un pont Eiffel. À la sortie, toujours tout droit, on snobe le col de Fonfroide. Pas pour aujourd’hui, on a d’autres kilomètres à fouetter. Et de village en village, avec pour voisins le Jaur après l‘Orb, et sur notre droite  l’Espinouse et le Caroux, on arrive à St-Pons-de-Thomières. Sur la place du Foirail, on trouve notre restaurant retenu pour le repas. Nous sommes en repérage pour ce premier passage. Il est 11h. On s’installe en terrasse, le temps de grignoter, de boire un café, de choisir les plats au menu, pour tout à l’heure. Puis on repart à vélo en remontant l’avenue principale pour sortir de la ville, en direction de Courniou. Cette route, l’axe Béziers/Mazamet, est très fréquentée par les poids lourds dont certains n’ont aucun sentiment envers la gent pédalant. Jacques a failli partir au fossé, serré par l’un d’eux. Voici Courniou, dernier village avant de basculer dans le Tarn. Mais ce n’est pas là qu’on pointe. Encore deux kilomètres puis on tourne à droite et simultanément, on « met tout à gauche ». Un bien beau raidillon à travers les châtaigniers et Sabo apparaît au bout du chemin. Photo au panneau du hameau. On a touché le point le plus à l’ouest du département. 

Il ne nous reste qu’à refaire la route à l’envers jusqu‘à St-Pons, avec l’aide du vent qui lui ne change pas de direction, heureusement. Et maintenant, repos, place à la partie gastronomique, mais oui!  Grande table ronde avec 11 couverts. Belle mise de table. La classe! Une partie de la clientèle est costumée, cravatée. D’évidence, nous ne sommes pas tombés dans une cantine ou un snack. Et les plats arrivent pour le plaisir des yeux avant celui des papilles. Bernard, en homme qui connaît le milieu de la restauration, photographie chaque assiette. Des mauvaises langues affirment que c’est pour faire râler les absents. Allons! Quoique… La pause aura duré plus que prévu, personne ne s’en plaint. 
 

Ainsi, après ce répit, ce repos, ce repas, on est repus, on repart.. Râpeux la reprise? Non, pas trop. Col de Rodomouls d’accord, mais vent arrière, alors… Un radar au bout de la ligne droite, juste avant la descente sur St-Chinian. Bien placé en définitive, car quelques hectomètres plus loin il aura pu flasher des véhicules à deux roues sans pouvoir les identifier, le pauvre! Pensez, descente, vent favorable et estomac plein! St-Chinian, Cessenon, Murviel-les-Béziers avalés à la même allure par une meute de cyclotouristes survoltés. Pour le tourisme, vous repasserez, mais, à notre décharge, on connaît la région. Heureusement qu’il y avait un pointage prévu à Magalas pour nous freiner. Pour ce pointage, les régionaux de l’étape nous suggèrent une pâtisserie, salon de thé, à l’entrée du village. Forcément, Ado, en cyclotouriste confirmé adopte l’un des principes de Vélocio: « manger avant d’avoir faim ». Et un joli baba avec sa dose de rhum pour Ado. C’est ça être prévoyant. Pour vous dire, il avait même prévu, pour la matinée, un gros sandwich qu’il avait préparé chez lui, avec amour. C’est un modèle pour beaucoup cet Ado. En revanche, il a quand même une petite lacune, au niveau de la finition. Il n’a jamais pu retrouver le sandwich dans son sac de guidon. Il l’a cherché un bon moment. Faut dire qu’il est grand son sac de guidon. Mais son sandwich aussi, c’est lui qui nous l’a dit. Dommage qu’il soit resté à la maison!
 
De Magalas on verrait presque Clermont-l’Hérault sans cette petite montagne plus connue sous le nom de la Rouquette. Alors on avance par Roujan, Neffiès et cette aimable Rouquette qui respire la sérénité sous le soleil de fin de jour. Il est 18h quand on l’aborde. On la caresse, tellement on a le coup de pédale léger. Les jambes ne veulent plus appuyer, passées 18h (est-ce un effet de la loi travail?). André qui n’a pas su entendre ces revendications musculaires a très vite ressenti l’ultimatum quand les crampes sont passées à l’action. Alors nous faisons front, solidaires de notre ami, et nous rentrons groupés à Clermont-l’Hérault. Au café de la gare, attablés devant notre bière pression, les collègues comprennent enfin pourquoi j’avais choisi ce lieu comme QG de notre transversale. Bilan pour aujourd’hui, 175km, 1800m de dénivelé et - dois-je l’écrire? - 25km/h de moyenne. Est-ce bien raisonnable? Ce fut long et rapide, mais je crois que le plaisir et la bonne humeur épongent une bonne partie de la fatigue. Demain la distance sera plus courte c’est sûr, et la moyenne plus raisonnable… probablement.
 
Et le lendemain, retrouvailles devant le café de la gare. Nous sommes 8 à l’appel. Aujourd’hui, on met le cap à l’est, par St-André-de-Sangonis, Gignac, Aniane. À partir de là commencent les choses intéressantes. La circulation est bien plus fluide, on s’enfonce dans les contreforts, moins fréquentés, plus sauvages. Il faut déjà monter vers Puéchabon, c’est un premier palier. Puis une deuxième côte, plus longue, nous amène jusqu’à un plateau au bout duquel on traverse Viols-leFort. Passé ce village, on s’arrange avec l’itinéraire prévu. Peut être que nous allongeons la distance, mais l’intérêt touristique et les impératifs par rapport au lieu du repas qui a été déplacé justifient cette modification. Pour certains le passage au sud du Pic St-Loup par Cazevieille est une découverte. Route agréable au milieu de la garrigue. St-Jean-de-Cuculles est un village qui a un certain cachet avec ces maisons toutes en pierre. On retrouve les vignes, un semblant de plaine et une vie plus intense autour de St-Mathieu-de-Tréviers. On ressent déjà la proximité de Montpellier. C’est là qu’on s’octroie une pause café à la terrasse intérieure d’un restaurant, sous des guirlandes d’ampoules colorées. Que St-Pons, Courniou et Sabo semblent loin. Et pourtant c’était il y a 24h. Si l’un de nous doutait encore de l’intérêt de ces transversales, je crois qu’à cet instant, le doute est levé. Outre le côté endurance sportive de l’expérience, la découverte de notre département et surtout celle de la variété de ses paysages sont évidents.  
  
On touche presque au deuxième point extrême de notre périple. C’est en file indienne, sur une route assez fréquentée que nous roulons maintenant. Même en peaufinant les parcours, on ne peut pas tout parcourir sur des routes à faible circulation, c’est aussi cela la diversité du département. À Claret, arrêt contrôle et tampon sur les cartes de route. À partir de là, on change de registre. Plus question de véhicules, on retrouve nos chaussées tranquilles. Le goudron est différent, moins roulant. Mais de toute façon, notre vitesse aussi change de répertoire. Elle baisse, vu que la route s’élève. En somme, une histoire de vases communicants. Et quand l’allure se réduit, les yeux en profitent pour jouir de l’environnement. Droit devant nous, une barre calcaire nous surplombe fièrement. On l’apprivoise patiemment, tandis que la vue s’élargit sur la campagne au-dessous. Aux Embruscalles, le panorama est magnifique. Seul Manu connaît ces lieux, pour les sept autres c’est encore une découverte. À Ferrières-les-Verreries, Jacques accuse un début de fringale. Fort heureusement, la douzaine de kilomètres qui nous séparent de la pause repas ne sont pas méchants. En descente le plus souvent et poussés par le vent, on atteint St-Martin-de-Londres à la bonne heure. Celle de mettre les pieds sous la table, de manger bien sûr, mais aussi de plaisanter, de lier une équipe de copains embarqués dans une même aventure. Restaurant très convenable. Celui d’hier avait un parfum de Gault et Millau, celui-ci aurait plutôt le profil Guide du Routard. À conseiller en tous les cas, rapport qualité/prix très convenable, accueil sympathique et café offert. Que demander de mieux?
 
En guise de digestion, on s’offre une première côte jusqu’à Frouzet. Je retrouve les routes d’entrainement de mes vingt ans, quand j’étais normalien à Montpellier. Finalement, elles n’ont pas changé. Plus de quarante ans après, j’éprouve une certaine facilité à gravir ces pentes. Je n’en tire pas gloire, car je sais d’où me vient cette impression. Je monte moins vite et surtout plus régulièrement, à mon rythme. Le chien fou s’est assagi et la fougue d’alors a laissé place à la sagesse.  Quelle récompense pour l’ascension d’une côte? Certainement la descente qui suit. Oui mais voilà, ça ne marche pas dans l’autre sens. Alors la descente était belle vers le barrage sur l’Hérault, tellement que certains se sont laissés griser, filant vers le fond de la vallée sans profiter des points de vues sur les méandres de l’Hérault tout en bas. Et donc après la descente… une autre côte, un peu plus coriace celle-là. On ne parle plus de récompense, c’est drôle. Mais notre satisfaction, on la tient à Causse-de-la-Selle. C’est pour nous déjà la banlieue de Clermont-l’Hérault. Que reste-t-il? Une descente à apprécier avec prudence (Fabrice n’est pas d’accord, il est fâché avec les descentes, et même à table, il ne boit que de l’eau, aucune descente). Et l’eau nous accompagne le long de la vallée, par St-Guilhem-le-Désert (point de contrôle), ses gorges, le Pont du Diable. Derniers villages traversés, St-Jean-de-Fos, Montpeyroux, Joncquières, St-Félix-de-Lodez et par Ceyras on boucle notre périple à 16h 30 au café de la gare de Clermont-l’Hérault. 310km, 3160m de dénivelé, bouclés dans les temps. 
 
Et comme hier, la synthèse s’effectue devant nos demis de bière dont la note sera réglée à demi, elle aussi, par les deux René dont c’est la fête ce jour-là. Et pour ne pas faire les choses à demi, on va citer les huit lauréats: André de Vias, Manu, Philippe, Jacques et René de Magalas, Ado et Bernard de Paulhan et René de Pézenas.  

René Baldellon


 

Commentaires

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